Ce texte est le premier d'une série qui se poursuit par les textes suivants :
L'économie quaternaireLes « petits mondes »
Le mythe de la carrière
Le rendement sociologique de l'entreprise
Une réalité que l'on ne veut pas voir
Pour un « commerce de la considération »
Cette définition de l’efficacité s’écarte du point de vue des parties prenantes : actionnaires, salariés, dirigeants etc. Elle considère le rapport entre d’une part la société, à qui l’entreprise offre ses produits, d’autre part la nature où l’entreprise puise ses ressources.
L’entreprise efficace pourra sans doute distribuer de bons dividendes, payer de bons salaires, garantir l’emploi, offrir de belles carrières à ses cadres et dirigeants. Mais cette corrélation est floue car la relation de cause à effet est sujette à des aléas, à des fluctuations.
On est pourtant tenté de prendre l’efficacité non par sa racine mais par l’une ou l’autre de ses conséquences : « créer de la valeur pour l’actionnaire », « créer des emplois », « faire du profit » etc. C’est prendre le risque du faux-semblant.
Certains croient « réaliste » de résumer l’entreprise à ces faux-semblants : seul importerait, selon eux, le point de vue des parties prenantes et notre définition serait « naïve » en regard du conflit que se livrent, autour de l’entreprise, des personnes que l’on suppose avides de richesse.
Cependant ceux dont le but est de s’enrichir ne raisonnent pas en termes d’efficacité. Ce texte ne s’adresse donc pas à eux, mais à ceux pour qui le but de la vie, ce qui lui confère son orientation et son sens, c’est l’action productive : aux entrepreneurs donc, et non aux prédateurs. Il ne s’adresse pas non plus à ceux qui, cherchant avant tout un confort intérieur, préfèrent ignorer les duretés de la vie.
Elle puise dans la nature des matières premières ainsi que du travail humain ; la société lui procure des techniques, des savoir-faire et en retour, l’entreprise lui fournit des produits qui contribueront au bien-être du consommateur. Ce bien-être, que les économistes nomment « utilité » - et auquel il faut soustraire la « désutilité » des déchets -, c’est la finalité ultime du système productif.
Nous n’ignorons certes pas que le bien-être n’est pas le bonheur : l’économie, l’entreprise, la consommation ne répondent pas à la totalité des besoins humains. Nous n’ignorons pas non plus que l’entreprise peut parfois tromper le consommateur et le gaver de produits nocifs, tout comme une cellule peut se mettre à produire un poison ou proliférer en un cancer : nous fournirons une explication partielle de ces phénomènes.
Ouvrons cependant la cellule pour examiner sa structure interne. Celle-ci a évolué dans les dernières décennies et il importe de tenir à jour notre représentation.
Suite : L'économie quaternaire.
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