mercredi 19 juillet 2017

Pierre Veltz, La société hyper-industrielle, Seuil, 2017

Je recommande ce livre aux dirigeants de l’économie et de la politique, à leurs conseillers et experts, enfin à chacun des « simples » citoyens qui souhaitent comprendre la situation présente de notre société et de notre économie : il présente en effet de façon très claire une synthèse des opportunités et des risques auxquels elles sont confrontées

Le monde qu’il décrit est celui que l’informatisation a fait émerger à partir des années 1970. Le mot « industrie » a changé de sens, la frontière entre l’industrie et les services a disparu. La multiplication des réseaux, plates-formes et robots a introduit des phénomènes inédits, l’emploi a changé de nature, l’organisation du système productif est bouleversée.

Certaines des contraintes que la durée et la distance imposaient naguère à l’action étant effacées, le temps et l’espace ont été transformés : le monde s’organise désormais en pôles et en réseaux, l’innovation se diffuse rapidement, les chaînes de valeur se ramifient en partenariats ou sous-traitances complexes, une concurrence monopolistique se déploie sur le marché mondial.

L’insertion de l’action productive dans les territoires est remodelée car le développement de quelques centres métropolitains contraste avec l’inertie des périphéries. Les inégalités s’accroissent au risque d’un éclatement du lien social.

Le livre se termine par une évocation des atouts que possèdent la France et l’Europe : elles peuvent, à condition qu’elles soient lucides et volontaires, tirer parti des opportunités et contenir les risques que comporte la situation présente.

Je souhaite donc que tout le monde puisse lire et comprendre ce que Pierre Veltz a écrit : il n’a rien oublié ni négligé d’important et la sobre clarté de son écriture met à la portée de chacun le panorama qu’il propose.

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